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LE MONUMENT AUX MORTS RETROUVE SES OBUS

Depuis 90 ans, le monument aux Morts de Marat dresse sa haute silhouette sur la place du bourg. Construit en 1921 et inauguré le 29 octobre 1922, il est là pour témoigner du sacrifice des 99 Maratois tombés pour la patrie durant le premier conflit mondial ou morts des suites de blessures et de maladies. Au cours de son histoire, le monument et ses abords ont subi quelques petites transformations. A l’origine, il était encadré de huit obus reliés par une chaîne. En 1923, une clôture en fer forgé a été rajoutée. Les cartes postales des années 1920 montrent la présence de deux canons de petit calibre situés de part et d’autre. Le monument est également orné de quatre vases disposés à la base de la colonne et d’un bas-relief en marbre, réalisé par le sculpteur Sugère, représentant un poilu agonisant. En novembre 1983, le conseil municipal décide de déplacer la croix située entre la route et l’édifice. Son socle en pierre est réinstallé sur la place et la croix métallique est remplacée par une croix en bois. C’est à cette occasion qu’un muret de soutènement est construit et que le grillage et les obus sont ôtés. En 2002, pour éviter que le public ne stationne sur la route lors des cérémonies, le monument est tourné face à la place. La pierre supérieure en forme d’obélisque et les plaques portant les noms des soldats défunts sont repositionnées. L’on ne touche pas au bas-relief de peur de le briser. En novembre 2011, les élus ont tenu à remettre en place les obus et la chaîne entourant l’édifice. Comme ces derniers ayant disparu, la commune a récupéré ceux de Vertolaye, enlevés eux aussi dans les années 1980. Restaurés par les employés communaux, ils ont été installés pour la cérémonie du 11-Novembre. « Nous avons simplement tenu à remettre notre monument tel qu’il était au départ afin d’être fidèle à l’esprit de ceux qui l’ont construit, déclare le maire, Christian Viallis, très attaché à cette restauration ». Les obus provenant de la commune voisine sont similaires à ceux d’origine. Ce sont des munitions allemandes de 280 mm, pesant chacune 205 kg à vide, sans fusées d’ogives ni charges explosives bien sûr ! Après la Grande guerre, de nombreuses communes ont exposé ce type de « trophées » : une manière de rappeler les pertes colossales provoquées par l’artillerie lourde durant ce conflit.

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